Mr.Aura.County

In the garden of Eden.

Samedi 28 février 2009 à 16:00

http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/holgerczukay-copie-1.jpgMaintenant parlons un peu de Holger Czukay. Derrière ce nom rigolo sa cache le bassiste, ingénieur du son et co-fondateur de Can, groupe dit de Krautrock (pour Rock Choucroute, ce qui est parfaitement con et mesquin puisqu'on dit Rock Anglais ou Rock Français et non pas Rock Pudding ou Rock Camembert !). Can groupe phare du Rock Allemand donc. Eh bien moi je me suis pris d'affection pour cet amusant énergumène qu'est Czukay. Regard d'enfant, drôle de moustache et musique maboule, tombé dans la marmite Rock à l'écoute de I Am the Walrus (Koo koo kachoo), un être décalé comme je les aime somme toute !

Présent dans tous les disques de Can excepté Out of Reach, Holger Czukay a aussi eu une carrière solo bien remplie. Plus d'une vingtaine de disques solo, des collaborations multiples et surtout une créativité remarquable. On ne pouvait guère en attendre moins d'un des membre clée d'un groupe tel que Can n'est-ce pas ?

Der Osten Ist Rot est le seul album de Czukay que je connais intégralement et que je possède, à vrai dire. La pochette et le fait que Czukay fut membre de Can me firent acheter ce vinyle dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Dans le cas de ce genre d'achat, généralement ça passe ou ça casse. En ce qui concerne ce disque, Czukay est toujours à la limite entre le génie total et l'emmerdant profond (la frontière est maigre on le sait tous). Pourtant l'histoire commençait bien, The Photo Song est un titre remarquable, drôle et entrainant plutôt Pop même. Hélas ça se gate très rapidement, Bankel Rap est un rythme répété servant de fond à des paroles en allemand que je ne peux comprendre (sauf un passage où Czukay parle de Yasser Arafat, me voilà bien avancé...) et quelques subtiles delay collés sur des orgasmes par-ci par-là, des bruits de tir, d'explosion, d'orchestre classique, j'en passe et des meilleurs, et surtout le cor de chasse français qui fait ici sa première apparition dans ce disque sur cette chanson, et sera mis en valeur dans le titre éponyme un peu plus loin. Rhönrad sera en quelque sorte le deuxième "bon" morceau de la face A avec son répétitif son de piano de cabaret au son sautillant... Mais il n'y a pas grand chose de folichon à proprement parler.

La Face B elle, comporte certains des pires trucs que j'ai  jamais entendu, Schaue Vertrauensvoll In Die Zukunft en tête, est un titre bruitiste à l'extrème, quand à la huitième piste elle pourrait très aisément se résumer à ça : Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium, Das Massenmedium et ce tout le long de ses 4 minutes. En revanche ! Le morceau Träum Mal Wieder est superbe et très prenant, je vous conseil très vivement son écoute.

Le titre éponyme restera la pièce majeur de l'album, la plus intéressante. Czukay y sample et utilise avec brio certains passages du chant révolutionnaire chinois faisant les louanges de Mao : L'Orient est rouge. Les percussions de Jaki Liebezeit (membre de Can lui aussi) et le cor de chasse français ainsi que la basse de Czukay font de ce titre un morceau expérimental haut en couleur, imprévisible à souhait, oscillant plus que jamais entre bêtise et talent.

Pour conclure on ne retiendra véritablement que les deux premiers morceaux des deux Faces, avec une mention spéciale pour le dernier titre qui clôt tout de même l'album de façon remarquable.


Holger Czukay - Der Osten Ist Rot (The East Is Red) :
http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/3e-copie-1.png

01. The Photo Song (3:40)
02. Bänkel Rap (5:27)
03. Michy (3:41)
04. Rhönrad (1:36)
05. Collage (3:27)
06. Esperanto Socialiste (1:38)
07. Der Osten Ist Rot (5:55)
08. Das Massenmedium (3:52)
09. Schaue Vertrauensvoll In Die Zukunft (2:23)
10. Träum Mal Wieder (7:26)

Publié par Mr.Aura.County

Mercredi 25 février 2009 à 16:00

http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/PinkFairiesNeverNeverLand.jpgVoilà un album d'une très grande importance ! C'est là le premier disque du groupe The Pink Fairies, séminal groupe de Hard Rock teinté de psychédélisme savamment dosé, préfigurant par endroit la mouvance punk et pire encore : le grunge. Alléchant n'est il pas ? Historiquement, cette formation composée de Paul Rudolph (Guitare et Vocaux), Duncan Sanderson (basse), Russell Hunter (batterie) et Twink (batterie et vocaux) (ce dernier collabora - pour la petite histoire - avec Syd Barrett au sein du sorte de « power-trio » formé par ce dernier en compagnie de Jack Monck) est liée à un autre groupe important, The Deviant et leur leader Mick Farren (dont Paul, Duncan et Rusell faisaient partie). C'est de tout cet imbroglio underground période fin 60 début 70 que s'extirpent les Pink Fairies avec leur premier véritable album Never Neverland.

Et si ce disque fait partie de ceux rechercher ardemment par de multiples collectionneurs, ce n'est pas pour rien. Premièrement il faut savoir qu'il fut originellement sortie avec une pochette 3D et un vinyle rose et que ce pressage est, autant vous le dire tout de suite extrêmement rare. Heureusement il existe quelques réédition (dont l'une date de l'année de la sortie du disque). Mais, au delà de cette rareté existe aussi un intérêt musical. C'est aussi là un disque consistant surtout, ce n'est pas juste un énième album de Rock !

Sans faire du titre par titre, l'entrée en matière avec Do It, qui, si elle commence par une intro à la guitare classique, s'avère être une véritable tuerie par la suite, avec en conclusion, après le solo, un riff transcendant clouant sur place n'importe quel auditeur ! Say You Love Me confirme l'arrivée écrasante du Hard Rock avec un riff tronçonneuse ! War Girl et son discret coté Doors complètement envoutant. Teenage Rebel est en foutre avance sur le monde musical bon dieu (à l'instar des MC5 et autre Stooges me direz vous, oui oui et re-oui, sauf que ceux là sont connus et reconnus, et à juste titre même), bref : on est pas loin d'être face à du punk qu'est ce qu'il manque hein ? un « 7 » à la place du second « 1 » dans 1971 ? Uncle Harry's Last Freakout aussi est extra dans le genre ce chant qui tient plus du raclement de gorge que du vocalisme par endroit, préfigurant largement le « grunge » (à l'instar de Neil... vous connaissez la suite hein ?). Je  vous le dis moi Cobain aurait grandit avec et du Beatles et du Pink Fairies dans le biberon que ça m'étonnerai pas. Et dans ce même morceau y a pas que le début qui compte tous les passages instrumentaux (soit 4/5ème de la chanson) sont d'excellente qualité.

Ce n'est qu'après plusieurs écoute que j'ai pu apprécier à sa juste valeur le titre éponyme, qui gagne à être écouté car au delà du refrain aux  jolis accents morrisonniens là aussi il y a toute une ambiance extra qui s'imposera à vos oreilles à grand coup de majestueuses cymbales puis de solo bien senti et une dernière minute sensationnelle.

Enfin, comble de bonheur, il règne dans tout le disque une réelle atmosphère de Rock n' Roll dans tous les sens du terme, car on retrouve aussi certain des plan musicaux propre à ce style dans des versions survitaminées (Do It, Say You Love Me, la fin de Never Neverland...). 
 
The Pink Fairies - Never Neverland :
http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/4e.png

01. Do It (4:15)
02. Heavenly Man (3:41)
03. Say You Love Me (3:48)
04. War Girl (4:34)
05. Never Never Land (6:55)
06. Track One, Side Two (4:41)
07. Thor (0:58)
08. Teenage Rebel (5:21)
09. Uncle Harry's Last Freakout (10:51)
10. The End Is Just Beginning (1:18)
http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/logoamazon-copie-2.jpg

Publié par Mr.Aura.County

Lundi 23 février 2009 à 19:37

http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/gramophone3.gif


Publié par Mr.Aura.County

Mercredi 18 février 2009 à 16:00

http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/Planxty.jpgVous souvenez vous de Turlogh O'Carolan ? Non hein... C'était un harpiste irlandais né en 1670, il fut l'un des derniers grands compositeurs professionels d'Irlande. En l'occurrence vous pourriez éventuellement le connaitre puisque j'en ai parlé à plusieurs reprise dans mon article au sujet de l'album The Hermit de John Renbourn. Eh bien c'était ce fameux O'Carolan qui usait du terme « Planxy » dans les titres de ses compositions pour signifier « en hommage à... », et c'est en son hommage que le groupe CLAD composé de Christy Moore (voix, guitare acoustique, bodhran) Liam O'Flynn (cornemuse irlandaise, flûte irlandaise), Andy Irvine (mandoline, mandole, bouzouki, vielle, harmonica) et Dónal Lunny (bouzouki, guitares), prit pour nom définitif Planxy.

Mon grand-père disait de la musique irlandaise que, « pour celui qui connait l'Irlande, la musique irlandaise est en parfaite harmonie avec les paysages, elle parle à mes yeux comme à mes oreilles » Et il est vrai qu'à grand renfort de cornemuse et de flûte irlandaise et de bouzouki (instrument à quatre cordes doublées - dont je suis friant du son très pur - introduit par erreur en Irlande) nos quarte musiciens nous transportent sur cette somptueuse île.

Musicalement, on est tout au long de ce disque amené à traverser l'Irlande au travers de musiques dansantes et rythmées telles que les fameuses Slip jig (The Kid on the Mountain, An Phis Fhliuch et Solo Jig Humours Of Ballyloughlin), des reels (The Dogs Among the Bushes et Jenny's Wedding) et des Hornpipe (The Fisherman's Lilt et Cronin's Hornpipe), ainsi que de ballades (As I Roved Out (Andy)) et de musique folkloriques. Tous les titres d'ailleurs, à l'exception du titre éponyme The Well Below The Valley composé par Andy Irvine, sont des musique traditionnelles arrangées par le groupe.

Le titre éponyme justement est une sorte de conte morbide - murder ballads - qu'on retrouve dans les ballades pour enfant composée au Moyen-Âge et retrouvé au @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } - XXème siècle dans le répertoire du voyageur John Reilly. Ici le narrateur nous conte une histoire sinistre basé sur quelques incestes et meutres de bébés, sur fond de quintes rappelant les chants grégoriens. On connait d'autre murder ballads célèbres tels que par exemple le 1913 Massacre adapté par  Woody Guthrie ou Lizie Wan par Kate Bush.

http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/welllley-copie-1.gif

Planxty est un groupe [...] qui marqua la musique irlandaise des années 1970, et contribua au renouveau de la musique folk, notamment en France.
Wikipedia

Quant à savoir comment j'ai découverts ce groupe... Disons que dans un bac de disques posé à terre, la pochette - magnifique - attira très rapidement l'œil du breton que je suis. Alors, appuyé par l'enthousiasme apparent du vendeur et la présence de bouzouki, je fus convaincu d'acheter ledit vinyle. Et quand, une fois le disque posé sur la platine, et le diamant posé sur le disque, la première chanson commença, je me rendis compte que je connaissais déjà l'air de cette chanson, Cunla. Rapidement j'ai retrouvé des traces du groupe dont il est présentement question dans une compilation de musique irlandaise. Étonnant non ?


Planxty - The Well Below The Valley :
http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/2e.png

01. Cunla (3:58)
02. Pat Reilly (3:18)
03. Slip Jigs (3:52)
    I. The Kid On On The Mountain
    II. An Phis Fhliuch
04. As I Roved Out (Andy) (5:21)
05. Reels (2:40)
    I. The Dogs Among The Bushes
    II. Jenny's Wedding
06. The Well Below The Valley (5:35)
07. Hewlett (2:34)
08. Bean Phaidin (3:46)
09. Hornpipes (3:18)
    I. Fisherman's Lilt
    II. Cronin's Hornpipe
10. As I Roved Out (3:52)
11.Solo Jig Humours Of Ballyloughlin (2:14)
12.Time Will Cure Me (5:26)
http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/logoamazon-copie-2.jpg

Publié par Mr.Aura.County

Lundi 16 février 2009 à 16:00

http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/gramophone3.gif


Publié par Mr.Aura.County

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

Créer un podcast