Mr.Aura.County

In the garden of Eden.

Jeudi 12 novembre 2009 à 23:32

Tiens, je vais faire un petit article... Là comme ça à brûle  pourpoint ! Parce qu'en fait la réalisation de mon site sur Moondog me pompe en gros tout mon temps passé sur le Net. Je traque des photographes, recherche des détails sur la vie, sa discographie, contacte des gens avec qui il a bossé. Passionnant !

Mais ce n'est pas tout !!! Oh non ! Parce que comme je suis en Licence 3 d'Info-Com à la Fac de Nantes et bien j'ai un projet de Com, c'est à dire que je dois mener à bien une manifestation cultuelle. Je vous passe les détails mais en gros je suis, avec deux compères sympathiques, chargé de réaliser une Rétrospective sur le personnage de Moondog dans ma belle ville de Nantes. Stefan Lakatos lui même viendrait donner un concert dans la cour du Château des Ducs de Bretagne ! Fantastique ! Donc là on recherche des financements. L'évenement aura lieu fin mai, je vous tiendrais informé.

En attendant n'hésitez pas à visiter mon site parce qu'il a beaucoup évolué, et si une Tartine Beurrée le veut bien il deviendra sous peu beau comme un site qui sera beau. C'est dire. N'hésitez pas non plus à mettre des liens partout parce que je sais pas comment je me suis pris pour être si mal référencé mais c'est grandiose !

 

Visitez mon site (3 fois par jour après chaque repas).


Spartiates quel est votre métier ?
Aouh Tcha Tcha Tcha !

 

Publié par Mr.Aura.County

Mercredi 9 septembre 2009 à 12:28

http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/MoondogparMarkWohlrab3.jpg
Eh bien nous y voilà, après des mois de travail, après un été passé à collecter des informations, à mener des petites enquêtes, à recouper des données, à regrouper tout ça, je suis fier de vous annoncer que mon site sur Moondog est lancé. 

Oh, évidement il sera perpétuellement renouvelé, il reste encore des points d'ombre, des erreurs aussi (de ma part parfois sans doutes) mais peu, et je vise à tout corriger. Seulement Moondog n'a pas la popularité des Beatles et les informations à son sujet ne sont pas légion. Cela dit, certes ma tâche est moins simple mais elle est aussi plus exitante.

Pour ce site qui se veut être le plus gros archivage de données relatives à Moondog, j'ai rencontré des tas de gens formidables, musiciens ou photographes, je me suis démené pour avoir l'accord des ayant-droit des photographies, Stefan Lakatos que j'ai interviewé m'a considérablement aidé et je l'en remercie.

Alors, fan de Jazz, de Classique, de musique du monde ou improvisée, amateur de Moondog depuis des lustres, comme nouveau fan, ce site vous est destiné, il a pour objectif de vous faire découvrir un artiste ou d'accroitre votre savoir à son égard. 

Très bonne visite à vous tous et toutes.
 

Publié par Mr.Aura.County

Jeudi 30 juillet 2009 à 13:26

Je suis toujours en vie mais accaparé par un projet lié à Moondog qui me prend tout mon temps. Je vous post un vieux fond de tiroire histoire de concerver ce blog et puis de vous faire un petit coucou. J'en profite d'ailleurs pour vous diriger vers le Blog de Brieuc et Guillaume, ils ont 14 piges et sont fans de Rock sixties, et ce sont mes amis : ça se passe ici.
 
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http://2.bp.blogspot.com/_SE0GfnQVzqs/RvHAVq8QfOI/AAAAAAAAAlc/7XnFJpBmeCQ/s200/BeeGeesCDfirst.jpgIls était jeunes, fringants et talentueux. Dix ans avant l'avènement du Disco et leur performance pour la B.O du Saturday Night Fever de John Badham les Bee Gees excellaient en matière de Pop Orchestralo-Psychédélique. Et ça on le dit pas, ou trop peu ! Si aujourd'hui on garde d'eux l'image de frérots ringards, barbus, et affublés de blousons de cuir ouverts sur leurs torses tomenteux, il n'en fut pas toujours ainsi. Car jadis les frères Gibb utilisaient leurs talents de mélodistes à des fins hautement louables, telle que la réalisation d'un disque Pop bourré de titres qui n'ont pas à pâlir devant certains morceaux des Beatles. Attendez, je vous entend déjà crier aro sur ma misérable personne comparant les Bee Gees aux Fabulous Four. Intolérable ? Pas tant que ça.

Nous sommes en 1967, Robin, Maurice et Barry Gibb ont alors 17 ans pour les deux premiers et 19 ans pour le dernier. Depuis 1956 les trois frères composent ensemble, ils ont déjà publiés deux albums sur de petits labels australiens. En 1967 donc, les voilà de retour sur leur Terre natale, l'Angleterre, qu'ils avaient quitté quelques années plus tôt en 1958 quand la famille Gibb avait émigré en Australie. C'est d'ailleurs là bas, en Australie, que les Bee Gees s'augmentèrent de Colin Peterson (batterie) et de Vince Melouney (guitare soliste). Le 24 Février de cette même année 67 Robert Stigwood (Cream) devient leur manager et il leur fait signer un contrat de cinq ans avec Polydor Londres qui sortira le14 Juillet de cette même année l'album dont je vais vous parler dans quelques lignes : Bee Gee's 1st.

L'attention que les Bee Gees attirent sur eux n'est pas dues au fait du hasard, si la chance leur sourit c'est qu'ils le mérite. Aussi bien au niveau des vocaux que de instrumentalisation, nos frangins peuvent être considérés comme le penchant anglais des frères Wilson (The Beach Boys). En témoignes les morceaux Turn of the century, Holiday, Red chair fade away, New york mining disaster 1941, parfaits exemples de Pop Orchestrale typique de l'époque sur lesquels en plus des instruments classiques de la Pop se retrouver mêler cordes, cuivres clavecins et mellotrons (instrument créé au milieu des années 60 qui donna le son si caractéristique de Strawberry Fields Forever des Beatles, puis fut la marque de fabrique des Moody Blues). La musique dessine des courbes dansantes et colorées, les vocaux envoutants des frères Gibb fleurissent tout au long de ces premières chansons.

Impossible de ne pas noter la lourde influence qu'exerçaient les Beatles, déjà à cette époque, sur leurs contemporains. De l'utilisation du mellotron, du clavecin et des cuivres, à la chanson In my own time qu'on croirait tout droit sortie de Revolver, en passant par le jeu de Colin très proche par endroit de celui de Ringo, tout ici est succeptible de nous rappeler les Fab Four. Un élément de plus, et pas des moindre, va dans le sens de cette comparaison ; la pochette est signée Klauss Voorman, ami très proche des Beatles qui avait réalisé un an plus tôt la sublime pochette de Revoler puis finira par jouer dans les albums solo des musiciens après leur séparation.

Ce disque serait donc totalement parfait ? Hélas non, si le début est plus que prometteur, passé la septième chanson du disque l'auditeur pourra ressentir une certaine forme de lassitude. Sur la fin les compositions pèchent par manque de originalité : le  côté attrayant de la Pop Orchestrale disparait rapidement lorsque les mêmes schémas sont systématiquement repris. Déjà peut-être One minute woman sur la première Face était annonciateur du léger relâchement mais tout soupsons furent alors balayés par la suite avec le parfait In my own time. Mais là ! To love somebody sera le début d'un déclin fulgurante ; le violoncelle bouscule nos tympans d'entrée de jeu, les cuivres sont presque oppressant et le final est sirupeux à souhait, au résultat on obtient une vaine et désespérante tentative d'égaler la soul d'Otis Redding. La suite ne rattrapera malheureusement pas ce dérapage incontrôlé, I close my eyes est à la limite du désagréable avec des parties de batterie xxx et une utilisation de l'orgue peu judicieuse. Sur I can't see nobody c'est la voix principale qui flanche. Les deux chansons restantes sont trop niaises et ne valent même pas la peine que je...

Raaaaaaaaaaaah quel gâchis mes amis, si j'avais su, si seulement j'avais su qu'il ne fallait écouter de ce disque que sa première moitié, je me serais arrêté là et aurais pu ranger ce disque aux côtés de Revolver des Beatles, de Pet Sounds des Beach Boys ou de Story Of Simon Simopath de Nirvana. Au final on obtient donc là un disque d'une rare inégalité, avec une première Face prodigieuse atteignant des sommets mélodiques indéniables, et une seconde qui ne fait que descendre en flèche dans les abysses mielleux d'une Pop devenue dégoulinante. Alors certes oui c'est du gâchis, n'en demeure pas moins que le début du disque vaut largement la peine qu'on se le procure, 2006 a d'ailleurs vu la parution d'une réédition double CD (un disque avec les titres originaux, un autre avec des prises alternatives et des chansons datant de cette époque et n'ayant pas été sélectionnées pour figurer sur le disque).
 

The Bee Gees - 1st :
http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/2e.png

 
01. Turn of the Century (2:25)
02. Holiday (2:54)
03. Red Chair, Fade Away (2:19)
04. One Minute Woman (2:17)
05. In My Own Time (2:14)
06. Every Christian Lion-Hearted Man Will Show You (3:39)
07. Craise Finton Kirk Royal Academy of Arts (2:18)
08. New York Mining Disaster 1941 (2:10)
09. Cucumber Castle (2:04)
10. To Love Somebody (3:01)
11. I Close My Eyes (2:23)
12. I Can't See Nobody 3:45)
13. Please Read Me (2:17)
14. Close Another Door (3:29)
http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/logoamazon-copie-2.jpg

Publié par Mr.Aura.County

Mercredi 13 mai 2009 à 10:57

 Bon, oui c'est relativement plein de vide ici depuis quelques temps. Mais j'ai de bonnes excuses. Et puis bientôt je serai un peu plis libre et reviendrai poster deux trois chroniques ici.

En fait, je suis libre dès vendredi soir. De fait, ce week end on jouera avec Elizabeth III le 16 à l'Espace Marion-Cahour à 20h30, et le 17 à Saint Félix à 16h30 (avec The Story Board et The Happening notamment).
 

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Publié par Mr.Aura.County

Dimanche 3 mai 2009 à 12:26

http://mr.aura.county.cowblog.fr/images/moondogkhgb.jpg PRELUDE | DEUXIEME PARTIE - RICERCARE

Repéré en 1969 par James Guercio travaillant à CBS, à qui il avait vendu ses poèmes, il enregistre ce qui est encore aujourd'hui considéré comme son chef d'œuvre ; l'album éponyme, où jouent ensemble musiciens de jazz et membres du New York Philarmonic. On retrouve en ce disque ses Symphoniques #1, #3 et #6, la dernière étant un joyaux musical dédié à Benny Goodman et des titres comme Stamping Ground ou Witch of Endor dont on parlera un peu plus loin. C'est aussi cette album qui comporte le fameux Bird's Lament. Cet album est celui avec lequel sa carrière prit réellement son envol. Il lui value la reconnaissance de nombreux musiciens. Philip Glass et Steve Reich sont admiratif face à ce travail, plus tard ils suivront les traces de Moondog et créeront un courant minimaliste et répétitif. Glass hébergera Hardin six mois durant. Cette période fut mise à profit pour revisiter les morceaux de Moondog, ainsi que pour lui faire rencontrer Terry Riley autre ponte en devenir du courant minimaliste. Cependant il existe une véritable différence entre ces compositeurs se réclament, à juste titre, du courant avant-gardiste, et Moondog lui même. Leur seul point commun va être leur façon nouvelle ce concevoir les rythmes, ce que Moondog accepte sans aucun problème. Seulement ce dernier ne tolère pas les dérives en matière d'harmonies et de mélodies qu'explorent Glass, Reich et Riley qui prônent l'atonalité dans leurs compositions. Il tiendra ces propos à leur sujet : « [qu']iIs violent toutes les règles… Rythmiquement, je peux l'accepter ; mais pas musicalement, pas mélodiquement ou harmoniquement... ». On retrouve cette différence évoquée aux débuts avec « les notes justes » et « les fausses notes ».

Après ce succès qu'est Moondog, notre viking ne change en rien sa façon de procéder, il joue toujours dans la rue et vit de la même façon. Seulement voilà, avec l'avènement du mouvement Beatnick on fait rapidement de lui une sorte d'icône, statut qu'il ne cherche nullement à avoir. Il entame les années 70 par un nouvel album, Moondog II (1971), qui s'avère être la suite logique du Moondog. Puis lit des poèmes avec Allen Ginsberg, côtoie Williams Burroughs, sorte de peoplisation contre-culturelle si on peut le dire ainsi. Lassé de tout cela, il se retirera alors à Candor entre 1972 et 1974, quittant sa vie dans la rue pour ne se concentrer que sur sa musique dans le calme.

En 1974 on lui propose de venir donner une série de concerts en Europe. N'ayant jamais réellement trouvé sa place en Amérique, il saute sur l'occasion. Il décide de s'installer là bas, en Allemagne. Malheureusement, très rapidement il n'a plus guère d'argent et retrouve alors sa vie de mendiant. C'est à Recklinghausen, il rencontre Ilona Goebel qui décida d'aider le vieil homme, l'héberge, et l'aida à transcrire les idées qu'il a et dans la tête et dans le cœur. Elle assure alors la fonction de manager et fonde Managam Musikverlag affin de promouvoir l’œuvre du maître.
 
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Moondog et Ilona Goebel en Allemagne

Cette période de la fin des années 70 est particulièrement prolifique pour le compositeur. En effet, entre 1977 et 1979, Moondog nous livrera pas moins de 5 albums durant cette période - Moondog in Europe (1977), Moondog - Selected Works (1978), H'Art Songs (1978), Canons On The Keys (1978) et A New Sound Of An Old Instrument (1979). Cinq albums qui prolongeront de façon remarquable la qualité de l'œuvre du viking apportant autant de pierres indispensables à l'édifice mélodique érigé par Hardin depuis 30ans déjà.

Les années 80 sont beaucoup plus calme en matière de disque mais Moondog voyage beaucoup à travers l'Europe où il connait un vif succès à Herten et Recklinghausen (Allemagne) en 1981, Paris en 1982, Salzbourg (Autriche) en 1984 et à Stockholm (Suède) en 1986 où il travailla avec des musiciens suédois ; un quatuor à cordes Bracelli (donnant son nom au disque), Flaskkvartetten et le Flesk Quartet. En 1988 il fut invité aux Transmusicales de Rennes où il joua sa 28ème symphonie accompagné de l'orchestre de la ville. Ce spectacle doit être filmé dans le cadre d'un documentaire réalisé sur Moondog, mais au bout d'une vingtaine de minutes les musiciens se lèvent et quittent la scène, estimant que les caméras film plus que prévu... Moondog assis sur le coté de la scène comme à l'accoutumée contemple la scène en pleurant. Dix minutes plus tard les musiciens reviennent, la Symphonie se termine, mais le deuxième set qui devait être présenté est annulé. Indignés les organisateurs auront ces mots : Nous trouvons scandaleuse et irrespectueuse l'attitude des musiciens vis-à-vis du compositeur puisqu'ils se sont interrompus au plein milieu d'une de ses œuvres . ». Quelques jours après cet incident, Moondog sera conduit à Brocéliande où l’équipe des Trans jouera spécialement pour lui. Entre le Val sans Retour et le miroir aux fées Moondog devait, plus que jamais avoir l'air d'un druide mystique.

En 1989 Hardin s'en retourne à New York où on le croyait mort et enterré. Là bas, il fera l'ouverture du New Music America festival en dirigeant le Brooklyn Philharmonic Chamber Orchestra - à la demande de son ami Philip Glass - toujours assis sur le coté de la scène avec un tambour pour donner le rythme. Ce concert est un véritable succès. Cette année 89 se termine avec une collaboration avec Stefan Eicher sur son album My Place. Les deux hommes se sont rencontrés un an auparavant à Rennes où Eicher jouait également lors des Trans.

Les deux derniers albums de Moondog achèvent (si tant est qu'elle soit achevable) son œuvre de façon magistrale. Elpmas est un manifeste contre les mauvais traitements infligés à l'encontre du peuple aborigène, de la nature et des animaux, ainsi que des risques liés au progrès de façon plus générale. Disque aux sonorités sylvestres, plus proches de la forêt amazonienne que de celle de Brocéliande, les pistes d'Elpmas sont autant de sentiers audio à suivre en la compagnie du doux son du marimba. A la suite de ce disque deux mini tournées auront lieux en Allemagne en 1992 et 1994. Puis en 1995, Hardin est convié par Elvis Costello à venir participer au Meltdown Festival, où étaient présent le London Brass et le London Saxophonic. Avec ce dernier Moondog enregistrera Sax Pax for a Pax en 1997, album composé de titre de Moondog revisités.

Le 8 septembre 1999, Louis Hardin décède à l’hôpital évangéliste de Münster où se trouve également sa tombe, il est alors agé de 83 ans. Il laisse derrière lui une œuvre colossale qui ne cesse de surprendre tant elle est variée et riche. En puisant son inspiration dans la musique classique, le Jazz et la World Music, Moondog est devenu l'un des pionniers de la musique électronique. Et, si l'héritage est énorme, la marginalité du viking persiste même après sa mort et ce au travers d'une sorte d'absence de reconnaissance de la part du grand publique. Paradoxalement, qui aujourd'hui ne connait pas la mélodie de Bird's Lament ? Après le premier succès original, cette composition eu une deuxième vie à travers la chanson Get a Move On du DJ Mr Scruff qui sample une partie de la composition de Moondog. Bien qu'en un sens cela permis de faire connaitre Moondog à un plus grand nombre, n'en demeure pas moins qu'une bonne partie de la population rattache cette mélodie au DJ et non à son compositeur originel ce qui est réellement dommage et peux respectueux. Et comme si ça ne suffisait pas cette reprise servit de musique pour une pub de France Télécom en France. Et pour les retardataires :

Moondog - Lament I : Bird's Lament



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Publié par Mr.Aura.County

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